Test Rainbow Six : Siege


Sortant à une période de l’année particulièrement chargée en terme de jeux et particulièrement de FPS (solo et multijoueurs), Rainbow Six : Siege a pour objectif de proposer une expérience différente de celle que l’on pourrait trouver sur d’autres jeux du même genre. Pourtant, malgré les bonnes intentions des développeurs, le jeu d’Ubisoft peine à convaincre et se paie même le luxe d’avoir des problèmes qui, en 2015, ne devraient plus exister.

Petit retour en arrière sur une des séries les plus emblématiques du genre FPS tactique. Rainbow Six est apparu pour la première fois sur PC avant de faire une incursion sur consoles. Proposant une expérience à la première personne particulièrement soignée et prenante, le jeu s’est rapidement fait connaitre auprès des joueurs. Une réussite qui a forcément poussé l’éditeur des jeux (Take Two au départ et Ubisoft ensuite) à proposer diverses suites qui ont amené la série jusqu’à Végas, les deux derniers opus sortis s’intitulant Rainbow Six Vegas. Ces deux derniers ont d’ailleurs, pour la première fois, proposé une expérience solo qui, sans être inoubliable, s’avérait tantôt sympathique, tantôt surprenante. En ce qui concerne Rainbow Six : Siege qui déboule sur PC, PS4 et Xbox One, le challenge était donc de parvenir à proposer une expérience aussi réussie que le premier Vegas et même d’apporter quelques touches d’originalité.

Allez les gars, on y va !

Pour expliquer le concept simplement à ceux qui ne connaîtraient pas encore la série, Rainbow Six vous propose de prendre d’assaut un bâtiment occupé par des terroristes afin de désactiver un engin explosif ou encore de sauver des otages. Un concept qui peut paraître simpliste mais qui, grâce à de très nombreuses possibilités, s’avère en réalité intéressant et même parfois stressant. En tout cas, si l’idée de vous faufiler à l’intérieur dune maison pour y débusquer des hommes retranchés et sauver la vie d’autres vous plait, vous devriez normalement apprécier la série, et particulièrement ce dernier épisode. En effet, même si les missions sont peu variées (il n’existe que 10 cartes), le level design et la manière dont les développeurs ont imaginé les bâtiments permettent une multitude d’approches. Prenons l’exemple dune maison. Il vous est possible d’y pénétrer par la cave ou le garage, par lune des fenêtres de l’étage en y posant des explosifs voire encore de grimper sur le toit en rappel afin d’entrer par le grenier. Une diversité plus que bienvenue qui permet de modifier sa manière d’aborder la situation et donc, de ce fait, de surprendre ses adversaires. Un concept qui prend d’ailleurs tout son sens en multijoueurs où l’on s’amuse à imaginer ce que nos ennemis peuvent penser et élaborer comme tactique.

Un jeu multi costaud… sur papier

Et si l’expérience multijoueurs est cruciale, c’est tout simplement que dans Rainbow Six : Siege il n’existe plus de “campagne”. L’aspect narratif a purement et simplement été supprimé alors qu’il était assez agréable dans les deux opus précédents. Une décision aberrante qui laisse perplexe surtout quand on voit ce qu’il reste à jouer en solo. En effet, pour ceux que le multi n’intéresserait pas trop, il faudra se contenter de situations qui, en réalité, sont une série de missions qui font office de tutoriel géant. C’est intéressant (ou du moins ça aurait pu l’être) dans la mesure où l’on apprend les bases du jeu, mais sans intérêt pour ceux qui, au bout de la première ou deuxième, auraient déjà compris le fonctionnement ou qui auraient joué à la bêta.

Reste donc l’expérience en ligne qui propose une expérience simple mais efficace. Vous devez choisir entre 10 agents différents (5 par équipe). Impossible de sélectionner deux fois le même personnage et donc ce sera ceux qui iront le plus vite qui choisiront celui qu’ils voudront. Un choix assez important puisque chacun d’entre eux possède des spécificités matérielles. Une fois la partie lancée, vous devez, en tant que défenseur, renforcer votre position et vous organiser, ou bien, en tant qu’attaquant, faire le tour du propriétaire avec un drone afin de tenter de repérer vos cibles. Après cela, l’assaut et lancé et quand la partie s’achève, on échange les rôles, le but étant de gagner trois parties. Un principe sans grande originalité qui fonctionne bien mais qui, malheureusement, est entaché par des problèmes dont on se serait bien passé. Le premier d’entre eux concerne le temps colossal que l’on passe dans les menus qui, en passant, sont d’une incroyable lourdeur. On a parfois la sensation de passer davantage de temps à attendre qu’à jouer. Le second problème qui s’ajoute concerne les serveurs d’Ubisoft qui semble peiner à remplir leur office. L’attente avant de trouver une partie peut être très (trop) long avant de commencer. Des lacunes qui font que, parfois, l’on se dit qu’on changerait bien de jeu afin de profiter du temps que l’on a devant soi.

Visuellement explosif

Dernier aspect à aborder avant de conclure, l’aspect graphique du jeu. Sans être sensationnel (ce qui est dommage pour un jeu dont les environnements sont si petits), il propose néanmoins un moteur de destruction assez exceptionnel. Tout (ou presque) dans une maison par exemple est destructible. Il est ainsi possible de poser des explosifs sur une paroi, de la faire sauter afin d’entrer dans une pièce où se serait retranché un terroriste. Un aspect véritablement réussi du jeu qui pallie à un manque d’originalité dans le gameplay. Sans apporter grand chose au genre du FPS, Rainbow Six : Siege se contente de faire un travail correct, sans plus. Dommage… encore une fois aurait-on envie de dire…

 

Un assaut manqué

Si Rainbow Six : Siege n'est pas un mauvais jeu en soi, il manque en tout cas d'ambition et se paie des lacunes qui feront probablement grimacer de nombreux joueurs : des serveurs en carton, des menus lourds, un contenu pas assez conséquent et l'absence d'une campagne solo. Tous ces éléments qui brillent par leur absence nous empêchent, malheureusement, de profiter d'éléments véritablement réussis comme le moteur de destruction qui fait des merveilles ou encore des parties surprenantes tant les situations peuvent être diversifiées. Du gâchis en somme...

Graphisme

Durée de vie

Difficulté

Good!

Notre avis sur Rainbow Six : Siege

Malgré une prouesse graphique incontestable, tant sur PC que sur les consoles Xbox One et PS4, le dernier opus des rainbow laisse un sentiment d'inachevé et même de travail bâclé pour faire revivre une licence qui se repose sur une quantité de fans de la première heure non négligeable. Avec une campagne solo totalement absente, le titre doit sa durée de vie uniquement à son multijoueur qui finalement vous occupera pendant de nombreuses heures bien que manquant cruellement d'originalité.

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